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Dossier : Les volontaires et stagiaires de 2019

Projet Umabot Ka
Par Célia Roig, Félix Mailly, Lisa Loyer, Elise Bonnelle, Ebbane Vallaeys et Walatta Zebina de l'IEP de Saint Germain-en-Laye

Le projet Umabot Ka est un projet humanitaire que six étudiants de l'Institut d'Etudes Politiques de Saint Germain-en-Laye (Yvelines) ont mené dans une école qui accueille des enfants des bidonvilles de Manille.

"Les objectifs de ce projet seront à la fois d’accompagner les enfants lors de leur rentrée scolaire (notamment en leur fournissant le matériel nécessaire) et de leur permettre une alternative à leur quotidien dans la rue, à travers diverses activités que nous leur proposerons : aussi bien artistiques que sportives."

Le premier prix de la bourse « Défi jeunes » de la Ville de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) a recompensé les six étudiants de Sciences Po. Par un geste très généreux de l'équipe de projet, le montant de 1 000 € a été entièrement reversé à Association Alouette pour la construction du nouveau bâtiment au Centre d'accueil de Palawan.. Un grand merci à ces jeunes étudiants.

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voir article du Courrier des Yvelines arrow-R-b.gif (119 bytes)

Voici les témoignages de trois de ces étudiants.

Félix MAILLY, Sciences Po Saint-Germain-en-Laye

J’ai eu connaissance des actions entreprises par l’association Alouette grâce aux étudiants de Sciences Po Saint-Germainen-Laye qui s’étaient déjà rendus à Pasay City l’année précédente. Avec 5 autres étudiantes, nous avons décidé de réitérer l’expérience et de nous rendre aux Philippines durant le mois de juin 2019.

Après avoir eu plusieurs (très bons) contacts via Skype durant l’année avec des responsables de l’association, comme Lorie et Irène aux Philippines, et Colette en France, nous avons pris l’avion le 2 juin pour rejoindre les locaux d’Alouette. Très bien accueilli par l’ensemble de l’équipe, notamment Irène (et ses deux enfants très enthousiastes et sympathiques), Nelly et "Nanay" Cerlita, je me suis senti rapidement à l’aise au sein de cette équipe, très ouverte à nos propositions, et qui nous a beaucoup accompagnés dans la réalisation de certaines activités.

Lors de ce mois de juin, nous avons pu proposer de nombreuses activités manuelles aux enfants qui venaient au local d’Alouette : ils ont pu réaliser des attrape-rêves, des bracelets et des colliers, des scoubidous, et des fresques/grands collages (clown dessiné par nos soins et colorié par eux). Nous avons fait aussi du sport avec eux, du basket et du volley, mais aussi du football ou de la danse avec des rubans. Les jeux de récré que nous faisions régulièrement, comme les chaises musicales, le limbo ou la tomate, remportaient eux aussi un franc succès.

Toutes ces activités nous ont permis d’apprendre à connaitre certains enfants, notamment ceux qui revenaient le plus souvent. Quelques très bons souvenirs comme les repas préparés par Nanay, les chorégraphies sur "Let’s kill this love" de Black Pink, le "tapsilog du Wowow", le petit de 3-4ans qui hurlait Hello par la fenêtre tous les midis, les mangues, les nombreux dessins des enfants, les leçons de Tagalog, la team Umabot Ka et, de manière générale, toutes les activités réalisées là-bas.

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Walatta ZEBINA, 19 ans, Sciences Po St-Germain-en-Laye

J’ai découvert la Fondation Alouette grâce à l’association de mon école, "Solidarités". La Fondation nous a été présentée par les étudiants qui, l’année passée, y avaient effectué un projet de volontariat. Leur présentation m’a convaincue et poussée à participer à la mission de volontariat de cette année avec cinq autres camarades.

Pour moi, les enjeux étaient multiples : premièrement contribuer "extérieurement" au fonctionnement de la fondation et secondement apporter ma pierre à l’édifice, cette fois-ci d’un point de vue interne en allant sur place.

La première partie du projet était donc en dehors de notre séjour, hors du territoire philippin. Il s’agissait d’une levée de fonds que l’on a menée en France. On a mis en place plusieurs initiatives : ventes de goodies et de gâteaux dans notre établissement scolaire, petits pots placés dans les commerces de Saint-Germain-en-Laye, cagnotte en ligne, participation à un concours lancé par la municipalité et demande de bourse auprès de l’université de Cergy Pontoise. Les revenus amassés étaient destinés : au financement de l’achat de fournitures pour les enfants, et le reste, constituant l’écrasante majorité de notre collecte, a été intégralement reversé à la Fondation.

C’est donc dans un second temps que le projet prenait corps aux Philippines, et plus précisément dans le centre de Pasay City. Nous y avons passé trois semaines, du 3 au 28 Juin, précisément pendant la période de la rentrée des classes. Mon souhait le plus profond, et justifiant par ailleurs ma présence sur place, était de pouvoir offrir à ces enfants de milieu défavorisé des divertissements au même titre que n’importe quel enfant dans le monde. En d’autres termes, des activités que l’on essayait de diversifier dans un espace sûr, c’est-à-dire les locaux de la fondation. Avec mes camarades, nous avons organisé des ateliers sportifs, atelier arts plastiques, mais aussi des salles de jeux et des jeux d’équipes. En dehors de ces journées exclusivement dédiées aux enfants, nous avons voulu contribuer au maintien de la qualité des locaux : peinture du portail, des murs, rénovation du mobilier ; et nous avons également tenu à participer à la vie du quartier, notamment avec une matinée de nettoyage symbolique du quartier avec les membres de la fondation et les enfants.

Si, initialement, nous devions être principalement en contact avec les enfants de la fondation, nous avons finalement aussi pu nous occuper d’un plus grand public et donc essayé de faire profiter un plus grand nombre de notre présence. Nous avons d’ailleurs, accompagnés de l’ensemble de l'équipe, passé une matinée avec des enfants qui n’étaient pas des habitués du centre.

Je pourrais parler encore pendant de longs paragraphes de toutes nos expériences avec les enfants, de tous les moments passés ensemble. Je pourrais m’extasier dans de longues phrases à propos de leur malice, de leurs talents, de leur intelligence et de tous les potentiels dont ils ont fait preuve autant au niveau sportif qu’au niveau créatif. Il y a énormément de choses à dire, à raconter mais ce petit résumé ne sera jamais assez long pour toutes les exprimer.

Là où ce projet n’était qu’une mission de volontariat pleine de bonne volonté, censée durer quelques mois et devant prendre fin une fois de retour en France, c’est finalement une histoire bien plus longue qui a commencé. En effet, je souhaite véritablement garder un lien avec la fondation, apporter une contribution financière et même peut-être y revenir un jour.

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Ebbane VALLAEYS, Sciences Po Saint-Germain-en-Laye

Je me suis rendue du 3 au 28 juin 2019 aux Philippines, en tant que volontaire d’Association Alouette. Avec 5 autres étudiants de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, nous nous sommes rendus, durant ces 3 semaines, au Centre de Pasay City, avec pour but de proposer des activités (jeux, sports, dessins ou bricolages) aux enfants. Nous avions découvert l’association lorsque des étudiants de 2e année nous ont présenté le projet qu’ils ont mené à bien en 2018. En voyant le sourire des enfants sur les photos accompagnant la présentation, nous avons décidé de partir à notre tour.

Le mois s’est très bien déroulé, nous avons pu accueillir les enfants sponsorisés par Alouette dans les locaux de la Fondation, mais aussi des enfants vivant dans la rue du bidonville de Malibay (n’étant, eux, pas forcément sponsorisés). Grâce à l’argent récolté en France avant notre départ, nous avons pu acheter jeux et matériel de sport. Le reste de la levée de fonds a été versé à Association Alouette et sera utilisé pour construire un nouveau bâtiment au Centre d’accueil de Palawan.

Entre matchs de basket, sport très apprécié aux Philippines, volley ou football, activités manuelles (coloriages, réalisation d’une fresque, confection d’"attrape-rêves") et jeux de société, nous avons partagé des moments inoubliables avec eux. J’ai été impressionnée par la joie de vivre des philippins, enfants comme adultes, le sourire aux lèvres, chaque jour le même entrain pour les activités concernant les premiers, un accueil bienveillant et toujours chaleureux de la part des seconds. J'ai réalisé combien un petit geste peut apporter de joie.

C’est avec beaucoup d’émotion et le coeur plein de souvenirs que je rentre en France. Si j'avais su que ce voyage transformerait ma façon de concevoir les choses, je ne m’attendais pas à une telle expérience. J’ai été évidemment frappée par l’extrême pauvreté dans laquelle enfants et adultes évoluent. Nous savons tous que le confort de notre vie d’occidentaux de classe moyenne n’équivaut en rien à ce que vivent les 3/4 de la population du globe, peu se rendent compte de la chance que nous avons. Il faut l’avouer, je suis aussi partie pour me rendre compte de cela, la vision des bidonvilles et de leur extrême pauvreté, ponctuée par un terrible contraste entre les quartiers plus aisés et la normalisation d’une société de consommation exacerbée, qui prend énormément de place sur la culture locale, m’a fait réfléchir.

Les Philippines sont un pays merveilleux qui regorge de paysages à couper le souffle. Nous avons eu, en effet, la chance de voyager durant notre temps libre. Je prie pour la conservation tant de la nature que de la culture philippine. Si j’avais la possibilité de repartir, je n’hésiterais pas une seule seconde !

Un grand merci à Alouette, toute son équipe ainsi que les enfants, pour leur accueil et leurs sourires.

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