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Dossier : Les prisons aux Philippines

Parrainage des enfants vivant dans la prison

Depuis le mois de juin, Alouette a étendu son action à une nouvelle région, celle de Palawan, dans le sud-ouest de l’archipel. Il y a, sur cette île, un immense pénitencier d’environ 40 000 hectares dans lequel vivent 2000 prisonniers. Certains de ces hommes peuvent vivre avec leurs familles, au sein même de la prison. Mais pour avoir cette chance, ils doivent avoir atteint un certain degré de confiance, être là depuis au moins six mois et avoir fait preuve d’une bonne conduite. La moitié des prisonniers sont dans cette situation et pourtant une cinquantaine seulement ont effectivement fait venir leur famille. Leur principal frein est le manque de ressources.

Les prisonniers travaillent le matin pour la prison et reçoivent un salaire mensuel d’environs 45 pesos (7 F 50), ce qui correspond à 2 kilos de riz ou 3 paquets de cigarettes. De plus, l’administration ne fournit que la ration alimentaire du père, le reste de la famille doit donc compter sur d’autres sources de revenu. Malgré leur motivation et leur envie de s’en sortir, il est difficile pour une famille de gagner de l’argent dans un endroit aussi isolé. Les allers-retours en ville, où se trouve le travail, sont très coûteux. Dans ces conditions, les études des enfants sont souvent sacrifiées et s’arrêtent à l’école élémentaire.

Alouette a donc mis en place un programme de parrainage pour les enfants vivant dans la prison d’Iwahig. Ils sont environ 70, en majorité à l’école élémentaire (37) mais aussi au collège/lycée (9), à l’université (4), en marge du système scolaire (5) ou trop jeunes (10).

Il y a dans Iwahig des écoles élémentaires de proximité. Nous avons donc choisi d’aider en priorité les élèves de collège/lycée et les universitaires avec des parrainages individualisés. Dans un deuxième temps, nous allons essayer de réunir des fonds par divers projets (soirées, concerts, vente d’artisanat des prisonniers) et de parrainer l’ensemble des élèves de l’école élémentaire, en leur fournissant, par exemple, leur matériel scolaire.

Les parrainages individuels couvrent les frais d’inscription scolaire, l’uniforme, le matériel et les différents « projets » organisés par les écoles et auxquels les élèves doivent participer financièrement.

Parallèlement à ce programme, Alouette va envoyer des ordinateurs à Iwahig et organiser des cours d’informatique pour les prisonniers et leurs familles.

Le projet est géré sur place par Maria Eliza Bolagao, une étudiante en informatique, résidente de Puerto Princesa, la ville la plus proche, par Sister Flores et Sister Lourdes, deux religieuses résidantes d’Iwahig et par Alexandre, un ami d’Alouette qui a donné sa première impulsion au projet pendant ses repérages pour un film documentaire sur Iwahig et qui va régulièrement à Palawan. Les gestions à Manille et à Paris sont faites par l’équipe d’Alouette.

Le projet, déjà bien enclenché, est encore dans sa phase d’élaboration. Pour aider à le mettre au point, Elise Darblay, une volontaire, part travailler à Palawan pendant environ quatre mois, à partir du mois de décembre. Il est évident que la vie en famille est le meilleur moyen pour le prisonnier de rester responsable et garder, voire construire, les repères qui lui seront nécessaires à sa sortie.

Il est important de participer à cette expérience, probablement unique au monde, d’intégration des familles dans les prisons et d’empêcher qu’elle ne se heurte pas à des problèmes financiers insurmontables.