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E CHANT DE L'ALOUETTE
Editorial

You are my inspiration, God bless you, thank you for helping me and my family, the almighty God be with you, I will do my best in school for you, I will pray for you, I love you…. (Tu es mon inspiration, Dieu te bénisse, merci de nous aider moi et ma famille, que Dieu tout puissant soit avec vous, je ferai le maximum à l'école pour toi, je prierai pour toi, je t'aime…) Ainsi vont les petites phrases que l'on rencontre le plus souvent dans les courriers que nous recevons de nos filleuls.

Elles sont pour le moins quelque peu déroutantes pour nous autres occidentaux qui avons avec le prochain, voire le familier, de toutes autres attitudes de déférences. Plus encore, le constant rappel ou renvoi à Dieu et à la religion (plus de deux milles dans ce pays à 85% catholique) pourrait même exaspérer nombre d'entre nous.

Je n'ai pas l'intention de vous parler de leur culture, de leur éducation, de leurs croyances qui sont extrêmement diverses dans cet archipel aux plus de 7000 îles et plus de 80 langues. De plus, ce serait l'ouverture à des débats trop longs et trop animés.

Soyons tout bonnement pragmatiques. N'ayant rien à espérer dans leur environnement proche, ces enfants, ces jeunes étudiants (es), qu'ils vivent au cœur des bidonvilles de Manille, sous les plantations de cocotiers du Quezon, dans les montagnes du Nord ou les rizières du Pangasinan, ont tous rêvé pendant leurs jeunes années qu'un jour "béni" une aide viendrait de l'extérieur et que cette "manne" leur permettrait d'échapper aux inacceptables conditions de vie dans laquelle ils regardent leurs parents, arborant un sourire toujours égal, essayer de s'en dépêtrer, mais le plus souvent s'y enliser (les derniers rapports UNICEF, FMI, et autres organismes internationaux démontrent que le fossé entre les riches et les pauvres s'accentue de façon irréversible).

Lorsqu'un parrain "leur tombe du ciel", garantissant la continuité de la scolarité, il apporte avec lui la certitude que demain, ce quotidien de misère ne sera plus le leur et qu'ils pourront en extraire leurs parents, leur frères et sœurs, tous leurs proches ; une sorte de "Terre Promise".

Pardonnez moi ces emprunts de termes bibliques volontairement choisis mais j'essaie par là de vous faire sentir ce que ressentent ces enfants et leurs proches dans cette relation parrain-filleul et qui par ces mots forts, tentent d'exprimer leur immense gratitude envers vous qui, un jour, avez accepté d'entrer dans leur vie et de partager une portion de la vôtre sans rien attendre en retour.

Bernard Pierquin